Vendredi 19 décembre 2008
            C'était un de ces soirs d'été ou sous la chaleur accablante,le tonnerre se mit à gronder.
Je sortais d'une soirée ou tout n'était qu'ennuie,futilité et superficialité.
Nos regards s'étaient croisés et souvent j'ai eu la sensation que tu m'observais.
Seule,je décidais de partir;Plus de métro;Pas un taxi à l'horizon.
Vétue d'une robe de mousseline blanche et d'un châle turquoise,l'orage m'avait surpris.
J'étais déjà trempée jusqu'aux os quand je décidais de m'abriter quelques instants sous une porte cochère qu'un locataire avait laissé entrouverte.

Je décidas de m'allumer une cigarette pour passer le temps et laisser passer l'orage.
Je fouillais dans mon sac quand la lueur d'une flamme vient éclairer ton visage.

Tu étais là,devant moi,un briquet à la main.

Toi aussi, tu avais essayé d'affronter l'orage et l'eau ruisselait encore sur ton front.

Tu m'allumas ma cigarette et je te dis Merci.

Sous l'effet de l'humidité,ma jolie robe blanche se collait outrageuseusement à ma peau et mes seins s'étaient enflés avec la fraîcheur du soir.

D'un geste gêné,J'étala le châle sur mes épaules et ma poitrine.
De ton côté avec un sourire,tu essuyas tes lunettes pleine de buée.

Je me mis légèrement à trembler;Sans dire un mot,tu sortis un Ssweat rouge de ta besace et t'approchas plus prés de moi.
Tu mis le sweat sur mes épaules et d'un lent mouvement repoussa une de mes mèches de cheveux de mes yeux.

Et nous restons là,à nous fixer,un long instant,les yeux dans les yeux.

Ta main revint doucement sur mon visage et tu me caressa la joue.
Tes lévres s'approchérent et tu m'embrassas.
Un baiser doux,tendre et passionné à la fois.

Tu étais un inconnu,mais je ne sais pourquoi,j'avais l'impression de te connaître.
Nos quelques regards échangés me firent succomber...

Lorsque tes lèvres me quittèrent,le froid me revint et je ne puis m'empêcher de t'embrasser à mon tour.

Ce deuxième baiser fut long et délicieux;Nos lèvres se déssoudérent pour laisser place à l'envie de nos corps.

Ta bouche se mit à goûter mon cou puis mes épaules.
D'un geste habile,tu déboutonnas les quelques boutons de ma robe afin de permettre à ton visage de se blottir entre mes seins.
Tes bras longs et fragiles m'enlacèrent et descendirent le long de ma robe mouillée.
Tes doigts parcoururent mes jambes et se fixèrent sur l'une de mes fesses.

Nos corps s'étaient rapprochés de plus en plus et je sentais l'odeur de ton parfum m'envoûtait.

J'ouvris ta chemise à carreaux et te serra fort contre moi.

Tu t'écartas un instant pour me dévorer du regard et mes yeux plongèrent dans les tiens en signe d'approbation.

Tu t'agenouillas alors pour caresser mes jambes de tes baisers.

Il était déjà tard,la pluie continuait à battre sur le porche qui nous abritait.
Personne ne venait,personne pour nous observer...

Tu mis tes deux mains sur mes hanches et fis glisser ma culotte.
Ton visage se rapprocha de moi de nouveau mais pour embrasser mon intimité cette fois.

J'étais bien,heureuse;Je t'aimais,sans te connaître.

Mes mains avaient quitté tes épaules pour se fixer sur la brique nue de ce porche Parisien.
J'étais là,je me donnais à toi et me laisser faire...

Ta bouche remonta lentement vers mon ventre;puis mes seins goûtèrent au goût délicieux de tes lévres charnues.
Ta barbe volontairement négligée sur ma peau fine me fit sourire....

J'étais excitée,prête à t'accueillir,Toi le bel inconnu.

Tu remontas vers mon visage pour m'embrasser encore et serrée contre moi,je sentis un instant ton sexe tendu me frôler le ventre.
Tout en m'embrassant,d'une main plus ferme cette fois-çi,tu pris une de mes jambes que tu remontas sur tes reins.
Tu me pénétras doucement puis plus brutalement.
C'était bon.
J'étais rempli de toi,de ton odeur et de tes yeux qui ne quittaient pas les miens.

Tu me fis l'Amour,là,debout contre ce mur d'un porche Parisien comme personne ne me l'avait jamais fait...

Sous l'excitation de nos corps et peut-être le crainte d'être découvert là,la jouissance nous vint rapidement...

Ayant repris nos esprits,nous éclâtament de rire;Un rire coquin et complice...

La pluie avait cessé,l'orage s'était éloigné.

Rhabillés de nos effets,nous quittâmes notre porche.
Tu m'installas de nouveau ton sweat rouge sur mes épaules et me pris la main.

Nous passâment le reste de la nuit à se promener sur les quais de la Seine à nous découvrir,rire et à réinventer le monde.
Par Histoir'O plur' Ils... Elles
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