Mercredi 7 janvier 2009
Nous avions déjà voyagé ensemble;Tu étais mon ami depuis longtemps,une complicité sans faille nous liait.
Nous étions tous les deux dans ce train de nuit reliant Florence à Venice.
Nous avions trop papoté et avions loupé les horaires d'ouverture du wagon restaurant.
Néanmoins,j'avais soif et tu allas nous chercher un petit quelque chose au bar...
Tu revins quelques minutes plus tard avec un large sourire de contentement brandissant deux coupes et une bouteille de champagne.
Je t'ai dit que tu étais fou mais tu me tendais déjà ma coupe remplie du fameux nectar.
Tu pris mon bras et le croisa avec le tien ; Nos verres s'entrechoquèrent en se disant "Santé-Bonheur".
Nous nous regardions dans les yeux,comme nous avions l'habitude de le faire à chaque fois que nous trinquions.
Mais,la première gorgée avalée,nos bras restèrent entrelacés et nos yeux noyés l'un dans l'autre.


Ton regard changea;Une force nous rapprocha irrésistiblement.
Est-ce le champagne,ce voyage,cette cabine de train...
Tes lévres se posèrent doucement et délicatement sur les miennes.
Et là,nous furent pris comme dans un tourbillon.

Toi,l'ami,le confident,celui que je pouvais appeller quand tout allait mal...Je posais un autre regard sur toi;Celui d'une femme découvrant toute la sensualité et la douceur de la peau de celui qui m'appellait souvent par des mots doux sans jamais avoir espéré lui appartenir.

Tu pris et posa ma coupe.
Sans mot dire,tu te levas et allas verrouiller la porte de notre compartiment.

Je te regardais t'avancer vers moi,te rapprocher inexorablement de moi.

Tu es comme on dit un bel homme et tu le savais malgré ce manque de confiance en toi qui me faisait   craqué;Dans ces moments de doute,je te disais souvent:"T'inquiète pas mon bébé,tu vas y arriver..."

Mais ce soir là,je voyais en toi une beauté plus féline;De ta silhouette fine et ta démarche souple se dégageaient une force et en même temps une fragilité troublantes.

Tu me tendis la main pour m'inviter contre toi et je posa ma tête sur ton épaule.

Je n'osais plus te regarder de peur que la magie de cet instant s'évanouisse...

Tu as dû percevoir mon trouble et pris mon visage entre tes mains.
Tu me fis une sourire;l'un de tes sourires dont personne n'avait jamais pu résister et qui faisait souvent ton succès.
Mais ce sourire là,aujourd'hui,tu me le destinait.

J'étais une femme quelconque,loin des canons de beauté habituel;Je cachais souvent mon mal-être derrière une bonne humeur à toute épreuve et une jovialité exacerbée.
Je crois tout simplement que je voulais qu'on m'aime...
Mais j'aimais beaucoup également,souvent sans retenue et passionnement.Pour le reste,j'essayais d'oublier vite et de pardonner...

Sentant que j'allais me mettre à parler comme j'en ai souvent l'habitude quand les émotions me submergeaient,tu mis un doigt sur ma bouche et me dit doucement "chut"    "Je t'aime,tu m'aimes,on y peut rien..."

Ton doigt caressa mes lèvres entrouvertes;Ta bouche vint doucement se poser sur mon front pour descendre vers mon oreille,puis mon cou et mon épaule goûtèrent pour la première fois à la chaleur de tes baisers.
Mes mains glissèrent le long de ton torse large et lisse et j'enlevai ton t-shirt; T-shirt que j'aimais beaucoup et que nous avions choisi ensemble.

Tu sentais bon,tu sentais toi...

J'enlevai également mon t-shirt de baroudeuse du dimanche pendant que tu faisais glisser mon pantalon le long de mes jambes.
Et à mon tour,je t'entraînai vers moi en m'allongeant sur la banquette de ce train que seules le frottement des rails faisait légèrement  vibrer.

Tu me fis me retourner et je sentis ta bouche,ta langue mordre ma peau de tes baisers.
Je sentais tes mains glissaient le long de mon dos,de mes jambes,me combler de tes caresses.

Des frissons de bien-être montèrent en moi...

Je me retournai doucement et cette fois-ci,te regardant droit dans les yeux,déboutonnai ton jean.
Ton corps se rapprocha de moi et tu entras en moi.

Tu me faisais l'amour,les yeux dans les yeux,nos doigts entrelacés.
Je sentais ton sexe m'envahir et nos corps se souder.
C'était bon,doux et puissant à la fois.
Je ressentais en toi la volonté que je t'appartienne ; Et  en même temps,tu ne voulais pas me brusquer,et prenais le temps de me déguster.
Je te sentais à l'écoute de chacun de mes mouvements,de mes souffles dans ton oreille.
Je ressentais les battements de ton coeur qui s'accéléraient au fur et à mesure de nos ébats.

Assis l'un face à l'autre,nos corps étaient soudés et nos yeux ne pouvaient se détacher.
J'aimais te regarder,jamais bien évidemment ,nous n'avions vu de telles émotions dans nos regards.
Nos corps arrêtèrent de bouger et je sentis monter en moi cette chaleur intense,indescriptible.
Mes mains se crispèrent dans ton dos.
Je m'étais abandonnée...

Tu m'installas allongée sur le côté,le bas de nos corps s'emmérent de nouveau.
Collé à mon dos,l'un de tes bras me serrait contre ta poitrine et ta main libre tenait ma hanche prisonnière.

Les mouvements de ton bassin s'accélèrèrent et ton souffle dans mon oreille devint plus rapide.
Je sentais ta main sur ma hanche me serrait plus fort et tes va et vient en moi plus brutaux.
J'aimais ta façon de me prendre,de te sentir en moi et ton corps chaud collé à ma peau.

Je sentis ton orgasme jaillir ...

Nous restassent quelques longues minutes,l'un contre l'autre,nos doigts serrés,sans dire un mot.

Ce jour là,je sus que tu voulais que je t'appartienne.

Ce que tu ne savais pas,c'était que depuis longtemps déjà, j'étais à toi.
Par Histoir'O plur' Ils... Elles
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